salem – cie le tambour des limbes – résidence du 10 au 23 août 2020

Dans « Les Sorcières de Salem », Miller adopte en priorité le point de vue des villageois accusés à tort par les prétendues sorcières. En choisissant notamment de suivre le parcours de John Proctor, protagoniste masculin de la pièce, le texte de Miller relègue au second plan le groupe des femmes accusatrices. Seule Abigail Williams semble être la représentante de ces femmes transformées soudain en incriminatrices vengeresses.

Avec SALEM, notre projet était tout autre : nous voulions concentrer le spectacle sur les femmes de Salem et tenter de répondre à cette question : dans une société où l’oppression féminine est la plus forte, comment ces femmes accusées vont être contraintes, pour s’en sortir, de se transformer à leurs tours en bourreaux ? Comment un mensonge proféré dans une situation de peur et de pression extrême, va engendrer une inexorable réaction en chaîne au sein d’une communauté ? Enfin, comment une oppression originelle peut se transformer rapidement en une pulsion vengeresse à partir du moment où la puissance et le pouvoir changent de camps ?
Nous avions notre sujet et, après de nombreuses discussions avec les cinq comédiennes composant la distribution de nos sorcières de Salem, nous pouvions à présent nous lancer le défi de l’écriture collective.

Mise en scène : Rémi Prin
Assistanat à la mise en scène : Naima Maurel
Ecriture : Flora Bourne-Chastel, Elise d’Hautefeuille, Naima Maurel, Louise Emma Morel, Rémi Prin, Rose Raulin et Louise Robert
Création sonore et musique : Léo Grise
Lumière :Rémi Prin
Chorégraphies :Valérie Marti