autour d’Icare – cie apparaitre – résidence du 28 octobre au 10 novembre 2019

note d’intention
Depuis fin 2016, je développe au sein de la Compagnie APPARAITRE un projet autour du mythe d’Icare et construis la saga QUEEN ICARUS, une série de spectacles et de formes artistiques centrées autour du personnage de Queen Icarus, une créature couronnée à la démarche lente et étirée, toute habillée de rouge et vacillant sur ses hauts talons aiguilles. Le projet cherche à interroger de manière transdisciplinaire, entre la danse, la performance et le théâtre, ce qu’il peut y avoir d’icarien en la nature humaine, au-delà de la notion d’orgueil que le mythe peut laisser entrevoir. La quête de liberté, l’acceptation de soi et d’autrui, l’hybridité ou encore l’échec et la faillibilité de l’humain, sont des thématiques que je souhaite soulever et que nous mettons à l’oeuvre dans les premières pièces de la saga, Prelude to Queen Icarus et Procession for Queen Icarus.
Très vite m’est venue l’envie, en parallèle de ce projet, de m’intéresser à d’autres figures mythologiques, qui auraient cependant toujours un lien avec le personnage d’Icare, et qui feraient donc parti des légendes crétoises que décrit Ovide dans ses Métamorphoses. Icare constitue la colonne vertébrale du projet artistique ; il s’agirait en quelque sorte d’un centre de gravité et je voudrais voir ce qui se passe autour. Voir comment peuvent réagir d’autres histoires quand elles sont exposées au rayonnement de Queen Icarus. Et de cette envie découlent les quatre pièces courtes du spectacle Autour d’Icare. Quatre portraits dansés comme quatre spin-off à notre saga originale. Chaque pièce a son propre univers, sa propre couleur, mais elles se réunissent en un point commun. Le fil rouge que déploie Ariane a la couleur de l’amour ; il vibre et fait vibrer mais à tout instant peut céder… C’est la question de l’attraction qui m’intéresse dans ce projet, et de la fragilité des liens que nous pouvons tisser avec les autres, notamment dans les relations amoureuses. Une fragilité exquise, vacillante comme un funambule au dessus du vide, avec laquelle on s’amuse à jouer mais qui parfois s’avère destructrice. Il y a bien là quelque chose d’icarien…

l’équipe
Chorégraphie, texte et musique : Matthias Bardoula
Avec : Matthias Bardoula, Rosalie Boistard et Juliette Furstoss
Conception des masques : Wintercroft
Administration : Laurène Lamaud
Production : Compagnie APPARAITRE

contact :  association.apparaitre@gmail.com