massacre – cie passage – résidence du 19 août au 1er septembre

NOTE D’INTENTION

SEPT MASSACRES, SEPT COMÉDIENS, SEPT PARCOURS, SEPT FIGURES, SEPT DIVINITÉS

Un des points de départ fut le constat que la parole ultra libre de notre microcosme théâtro-artisan quant à la chose sexuelle n’en demeurait pas moins encore assez secrète ailleurs, timide, honteuse, effrayante. Le rapport au corps est encore empêché, en dépit d’une explosion des applications de rencontres, d’une LIBÉRALISATION DU SEXE a priori et de son marché, de déclinaisons des pratiques, etc. Mais c’est en réalité plus encore la langue qui trouve ici une zone de non-droit, forçant le contournement par le silence, le déni, la périphrase ou la récupération par l’insulte.
Histoire, religion, inconscients collectifs sociaux, les pistes de réticences et de bégaiements sont nombreuses, au moins autant que les paradoxes de
notre contemporanéité.
Bref, pourquoi (presque) tout le monde le fait mais (presque) personne n’en parle. Pourquoi la sexualité résiste encore à entrer dans le champ du
lambda, du quotidien, du dicible sans rougeur ? Comment jouer, représenter, dire le phénomène sexuel ? INTERROGER LA PUDEUR SANS
LA VIOLER, questionner sans provoquer, analyser sans amoindrir non plus la MAGIE, le secret, le privé ? Comment déjouer l’obscène sur
scène ? Et tenter de RÉENCHANTER LE LANGAGE dans le plus riche et sublime des paysages.

Cie Passages
Mickaêl Delis