l’atome – cie enascor – résidence du 9 au 29 octobre 2017

Le Projet
– L’Atome – est né de la volonté d’élaborer une forme de Théâtre Documentaire. Projeter sur un espace scénique des fragments de réalité, les acteurs et les spectateurs s’adonnant à une expérience commune, celle du frottement de l’actuel et de l’espace théâtral, pour voir ce que cette expérience peut nous apprendre du monde, de l’art et de nous-mêmes.
La radioactivité s’est vite imposée comme étant la matière la plus intéressante à traiter pour faire l’expérience du Théâtre Documentaire. On dit des éléments radioactifs qu’ils ont la propriété d’être  »instables » tout comme peut l’être le plateau quand il vient questionner nos vies. La radioactivité, ce sont des paradoxes, des controverses et des luttes entre les hommes. C’est cette multiple instabilité, physique, historique, politique et philosophique qui rend ce sujet hautement théâtral. Et de même que la fission de l’atome d’uranium 235 libère une grande quantité d’énergie, le projet du Théâtre n’est-il pas de rassembler et diviser les hommes, leur montrer leurs accords et leurs divergences en libérant leur conscience et en élevant leur esprit au cours de la représentation ?
– L’Atome – est une oeuvre composite, construite à l’aide de documents : témoignages, archives, publications, ouvrages, textes officiels, brochures, films, photographies, statistiques… Ce matériau documentaire, dans un premier temps, a été rassemblé de manière brute puis,  »raffiné », traité  »poétiquement », c’est à dire élaboré pour être transposé au plateau, que cela soit en scène, en montage, en récit, en énumération, en chanson etc… pour être enfin organisé dans une dramaturgie qui soit à la fois au service de la mise en lumière des paradoxes liés à la question du nucléaire, mais aussi d’une volonté de rendre la communauté des hommes sensible et active vis à vis de ces paradoxes. Au delà de la présence des acteurs et du texte, il est envisagé de confronter le public à certains documents photographiques, sonores et filmés, présentés de manière brute ou élaborés par un regard esthétique.
La radioactivité est silencieuse. Seul le grincement du compteur Geiger lui prête une voix. C’est pourquoi il est envisagé une présence musicale électronique pour faire exister sensiblement ce qui reste invisible.

l’équipe
Écriture et mise en scène – Julien Avril
Avec – Julien Large, Clémence Laboureau, Mathieu Ricard, Clémence Weill
Création musicale – Olivier Pasquet
Scénographie et création lumière – Boris Van Overdveldt
Son – Martin Antiphon