lettre d’une religieuse portugaise – cie malafa – résidence du 25 septembre au 1er octobre 2017

Préambule
Le parti pris de notre travail est de transmettre au public de manière simple et moderne un texte à l’écriture baroque sans en dénaturer sa beauté essentielle. Car
c’est justement cette beauté qui nous a touchés et il nous importe de parler vrai et juste ce verbe du XVIIème siècle parfois soutenu.
Pour se faire nous allons vers un jeu tout en ruptures. La comédienne joue de son rapport au public sans souci du quatrième mur et dans un temps présent. C’est par l’être au présent que nous voulons soutenir la trame de l’histoire, la mise-en-scène et les indications de jeu. Nous souhaitons générer un espace de jeu ouvert et donc incertain puisque toujours nouveau.

Synopsis
Mariane, une jeune religieuse, désespère dans la chambre d’un couvent de revoir jamais son amant qui l’a délaissée quelques mois plus tôt. Elle lui écrit cinq lettres, chacune représentative d’une étape de la passion immense qui la dévore. Passion bien rudement mise à l’épreuve puisque son aimé ne lui répond que «des
lettres froides, pleines de redites» ou pire encore, la laisse sans nouvelle des mois durant.
Elle passe par toutes sortes d’états, s’accroche comme elle peut, d’abord à ses souvenirs, puis à la force de l’amour qu’elle lui porte – comme si ses
propres sentiments pouvaient suffire à nourrir son insatiable passion – finit par osciller, vaciller, ne plus savoir, maudire, haïr, mais encore et toujours aimer. Ses luttes et renoncements successifs la laissent démunie face à ce chagrin d’amour dont elle ne sait pas se guérir.

 

Juliette Dutent – comédienne

Giulio Serafini – metteur-en-scène